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9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 15:42

Jeudi dernier, je suis allée à une exposition intitulée « balades photographiques à Sabra ».

Ce projet a été réalisé par des élèves de l’école palestinienne et francophone du camp palestinien de Ras el-Aïn à Sabra (Beyrouth sud), avec le soutien de l’UNRWA (United Nations Relief and Works Agency).

Avec l’aide des trois étudiants en photographie, huit élèves ont appris à se servir d’un appareil photo et à porter un regard nouveau sur leur environnement quotidien.

Lors de cette soirée a eu lieu le visionnage d’un court-métrage, intitulé « Someone like me », réalisé par Philip Bajjaly, film ayant pour but de présenter la situation des Palestiniens au Liban.

Cette initiative a été soutenu par l’UNRWA, organisme crée à la suite du conflit-israélo-palestinien, pour venir en aide aux réfugiés de Palestine.

Après le conflit de 1948, plus de 900 000 Palestiniens ayant été chassés ou ayant fui, ont cherché refuge en Jordanie, en Syrie ou au Liban. Ce sont alors ces personnes et leurs descendants que l’on nomme aujourd’hui « réfugiés palestiniens » et qui se trouvent sous le mandat de l’UNRWA.

En 1948, environ 100 000 Palestiniens sont venus se réfugier au Liban ; ils seraient aujourd’hui 250 000. L’une des raisons pour lesquelles on ne peut obtenir une estimation fiable est que le Liban n’a pas organisé de recensement depuis 1932…

La question de ces réfugiés est très complexe, tout d’abord parce que la plupart des réfugiés veulent retourner chez eux ou sur leurs terres mais n’en sont pas capables parce que cela leur est interdit par les autorités israéliennes.

 

                                               DSC08037

 

A l’origine l’UNRWA pensait offrir une solution temporaire aux réfugiés avec la création de ces camps, mais 64 ans après, ils sont toujours là.

Ainsi, il existe aujourd’hui au Liban 12 camps « officiels » où l’UNRWA offre différents services dans le domaine de l’Education et de la Santé notamment.

Le logement est un des plus graves problèmes touchant les réfugiés palestiniens au Liban, la superficie des camps étant restée presque inchangée depuis 1948 malgré l’incessante croissance de la population. Ainsi les réfugiés connaissent des conditions de vie particulièrement difficiles. A cela s’ajoute une loi interdisant aux Palestiniens l’accès à la propriété ainsi que de sévères restrictions touchant leurs droits au travail (certaines professions étant réservées aux personnes de nationalité libanaise). Et si les jeunes Palestiniens peuvent étudier, ils se voient dans l’impossibilité de se présenter aux examens officiels, n’ayant pas la nationalité libanaise.

Ainsi tout avenir en dehors des camps semble inexistant…

 

Le film-documentaire présenté lors de cette soirée n’avait pas pour objectif de porter un quelconque jugement sur la situation, mais simplement d’informer les gens sur une réalité au Liban, à savoir le quotidien des réfugiés Palestiniens. Et c’est à travers une histoire d’amitié entre deux jeunes garçons, un Libanais et un Palestinien, que le réalisateur nous a fait découvrir l’univers des camps.

Un film à voir...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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